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Alimentation / Nutrition

Julie, la fibromyalgie et l’alimentation

Bonjour. Je suis une maman de 44 ans. Je vis en Métropole depuis peu de temps (car originaire d’un Département d’Outre-Mer).

2) Peux-tu nous expliquer les problèmes de santé qui t’ont incitée à changer d’alimentation ?

Depuis 2004, je souffrais quotidiennement de fibromyalgie (handicapante dans ma vie de tous les jours), d’arthrose depuis mes 30 ans, de troubles cognitifs, du syndrome du côlon irritable, du syndrome de fatigue chronique et de maux de têtes quotidiens. J’avais également une mauvaise mémoire, des vertiges, un moral en dents de scie avec instabilité émotionnelle et hypersensibilité, des allergies diverses, surtout respiratoires.

3) Pour quelles raisons as-tu décidé de t’orienter vers un régime sans gluten et sans lactose ? Qui te l’a conseillé ?

Il y a 5 ans, j’étais très mal en point physiquement et par conséquent moralement, surtout que cela durait depuis des années ! J’avais des soucis de santé de plus en plus nombreux et je ne comprenais pas pourquoi. J’ai voulu prendre seule ma santé en main, face à l’incompréhension et à l’impuissance, voire à l’incompétence, de plusieurs professionnels de santé, en raison de mes pathologies.

Après des recherches sur internet et la connaissance via Facebook de personnes qui suivaient un régime SGSL, j’avais décidé de tester une alimentation sans gluten et sans laitage (je m’accorde juste aujourd’hui un peu de fromage de chèvre ou de brebis de temps en temps).

Aujourd’hui ma fibro (avec ses troubles) n’a pas disparu, mais presque. Elle ne m’empêche plus de vivre normalement, alors que je pensais que j’étais fichue (elle a quand même été à l’origine de mon licenciement pour inaptitude physique puis d’une dépression).

4) Prenais-tu auparavant des traitements pour les soigner/soulager ? Étaient-ils efficaces ? Quels en étaient les effets indésirables ?

J’avais consulté plusieurs rhumatologues qui me prescrivaient beaucoup d’antalgiques de plus en plus forts, des relaxants musculaires….et me disaient juste « bon courage ! ».

J’étais ensuite suivie dans un centre anti-douleurs par un algologue, une psychomotricienne et psychologue. J’avais beaucoup de séances de kiné tout au long de l’année.

J’avais tout de même le corps endolori. J’étais constamment épuisée, insomniaque et régulièrement en congé de maladie ; je n’arrivais plus à jouer mon rôle de maman, d’épouse et je n’avais que peu de vie sociale (souvent incomprise).

Par rapport à d’autres fibromyalgiques, j’ai tout de même la chance d’avoir pu obtenir une ALD pour fibromyalgie (hors liste) reconnue.

Pendant une longue période j’ai également pris beaucoup d’anti-inflammatoires, résultat : hospitalisation d’urgence pour une pancréatite aiguë d’origine médicamenteuse (avec une perte de 4 kg en 4 jours) + une 2ème crise de pancréatite dès la reprise d’un médicament.

Aujourd’hui je n’ai plus le droit aux anti-inflammatoires et à d’autres médicaments qui me donnent par exemple des brûlures d’estomac, une chute de tension, une très grande fatigue avec des vertiges…

5) Quels sont maintenant les résultats de ce régime ? As-tu l’intention de continuer ?

Aujourd’hui je ne souffre plus du tout d’arthrose (sauf si je consomme à nouveau des produits laitiers), je mène une vie normale avec quelques activités sportives que j’avais été obligée de laisser tomber. Je n’ai plus de maux de têtes quotidiens, de vertiges, de troubles cognitifs, de tendinite à l’épaule. Je n’ai plus que rarement des problèmes digestifs et beaucoup moins de douleurs musculaires. J’ai un bon moral stable avec une grande clarté mentale que je n’avais plus.

J’ai même pu reprendre des études en naturopathie et en nutrition pour pouvoir me soigner seule de façon naturelle au quotidien et aider d’autres personnes qui ont des problèmes de santé.

Je ne peux plus et ne souhaite plus arrêter ce régime alimentaire, car je ne veux surtout plus être malade comme je l’ai été (dans mon corps et dans ma tête). Je ne vis pas cela comme une frustration car me suis habituée très vite à manger différemment.

J’ai commencé à ressentir ses bienfaits au bout de 15 jours environ, voire plusieurs mois pour la disparition de mes douleurs articulaires.

6) Peux-tu décrire par rapport à cette thérapie :

Les difficultés rencontrées

Je n’ai pas rencontré de difficultés particulières, car j’étais très motivée. J’avais acheté des livres, notamment sur le régime Seignalet et j’avais déjà des connaissances qui suivaient le régime sans gluglu et sans laitages animaux. Il existe d’ailleurs de nombreux groupes Facebook et blogs qui peuvent aider les personnes souhaitant débuter ce régime (recettes, astuces diverses pour remplacer la farine de blé…les laitages…)

Les réactions de ton entourage

Au début, mes proches n’y ont pas cru du tout, ils en rigolaient presque et pensaient que c’était parce que c’était à la mode ; puis ils ont vu que j’allais de mieux en mieux et que je persistais dans cette façon de m’alimenter. Ces dernières années, mon entourage s’est habitué tout comme moi et me propose même des repas sans gluten et sans lait de vache. Ils trouvent cela normal et me demandent même conseils ;). Mon conjoint mange parfois comme moi et me soutient à 100 %.

7) As-tu des conseils à donner à celles et ceux qui sont dans la même situation que toi ?

Je dirais que comme la santé n’a pas de prix, si on veut la retrouver, il faut se donner les moyens.

Il ne faut pas hésiter à tester le « sans gluten » pendant 1 mois, puis idem pour le « sans produits laitiers ». Il faut ensuite constater par soi même si certains troubles ont diminué ou disparu. Si c’est le cas, il faut persévérer…
Cependant, il faut parfois plusieurs mois de régime pour avoir des résultats, notamment pour l’atténuation, voire la disparition de certaines douleurs articulaires.

Il faut également penser à faire à côté une petite détox du foie (naturelle) 2 fois par an et vérifier si on n’est pas également intoxiqué aux métaux lourds.

8)    Quel est le mot de la fin ?

Mon exemple prouve qu’on peut nettement améliorer, voire retrouver sa santé, simplement par une alimentation adaptée à nos intolérances ou hypersensibilités alimentaires (qu’on ignore bien souvent) qui sont à l’origine de beaucoup de troubles ou « pathologies ».

Dis-nous en commentaire ce que tu penses de l’histoire de Julie.

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